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Réveil à 6h pour monter de nouveau à l’ermitage de Foucauld et assister au lever du soleil à 6h55 sur les différents sommets de l’ASSEKREM. Les deux pointes TEZOUIAG, la flamme d’ASSAOUINAN
et, au fond la pyramide de HADDEDOU. Certains blocs de cette pierre bleue (dont le TEZOUIAG) se débite en parallélépipèdes tout en longueur ils ont l’aspect de tuyaux d’orgues et rendent lorsqu’on les frappe, un son de cloche, d’ou leur nom de « phonolithes ».
Certain d'entre nous assistent à une messe dans la petite chapelle de l’ermitage dite par un petit frère de Jésus.
Petit déjeuner, puis 8 redescendent à pied pendant le chargement
des 4/4. Lorsque les 4 autres nous rejoignent avec les voitures, nous les reconnaissons à peine, car ils ont mis leur chèche. Nous reprenons la route de l’aller. Petit détour pour se rendre à l’oued AFILAL où se trouve un point d’eau. Arrêt à 12h20 pour déjeuner face au mont AKERAKAR.
Départ 14h10. Nous quittons la piste de Tam pour prendre la direction Est. Nous apercevons au loin une gazelle. Nouvel arrêt pour voir des peintures rupestres (girafes).
Cela nous laisse supposer que des girafes en des temps reculés ont bien peuplées ces contrées aujourd’hui désertiques.
Ahmed nous
montrera aussi au même endroit des cairns creux de 50 à 60cm de haut, appelés « agror », où les bergers peuvent mettre plusieurs chevreaux jugés trop petits pour se défendre la nuit contre la dent du chacal, mais trop grands pour tirer encore le pis des chèvres (sécurité et sevrage à la fois)..
Puis par une piste défoncée nous arrivons dans l’oued IN DALAG où
nous allons faire notre premier bivouac dans le désert.
Autour de nous un monde rocheux ocre et noir. Nous sommes dans le territoire des nomades daghalis arrivés dans l’oued AFILAL puis l’oued IN DALAG.
Vers 18h, quatre suivent Roger pour grimper sur leur 1er sommet ALEHIG (Marie-Claude, Jacques, Sylvie et Michèle). Et c’est sans frontale qu’ils reviennent au camp à la nuit tombée (nous sommes à peu près sous la même longitude que la France, et qu’on se le dise, la nuit commence à tomber vers 19 heures).
C’est aussi ce soir que nous apprendrons nos premiers mots de touareg « tanemert » (merci), « aman » (eau), « assouker » (le sucre) et « tesine » (le sel).
Premier bivouac sous les étoiles à environ 1500 mètres d’altitude : quel bonheur de contempler les étoiles bien au chaud dans son duvet.
Rituel quotidien pour l’installation du camp : quand Ahmed a trouvé le meilleur emplacement, nous déchargeons les 4/4, puis nous allons chercher du bois. Ensuite nous installons notre couchage et partons pour admirer le coucher de soleil. Pendant ce temps nos 4 accompagnateurs allument le feu, installent la salle à manger, un grand tapis des coussins et deux petites tables basses le tout entouré de l’ « esseber » traditionnel maintenu par des piquets ; l’esseber est une natte en tiges d’ « affezzou » reliées par des
lanières de cuir. Cette natte de cuir constitue les murs de la tente touareg et fait partie du trousseau que la femme doit posséder en se mariant. Ahmed en fait un muret protecteur du vent. Un des chauffeurs s’installe auprès du feu pour le rituel du thé avec ses trois théières, sa boite avec les petits verres. Dogo, lui bâtit sa cuisine : réchaud, butagaz et prépare la soupe et le plat principal, il fait cuire aussi les légumes pour la salade du lendemain. Quand nous revenons, après une petite toilette, nous, nous installons autour du feu en attendant que ce soit prêt.
Menu du soir : soupe, légumes ou pâtes, riz couscous, dattes et les trois thés.
Le midi : Dogo prépare une grosse salade de légumes variés, poulet ou sardines ou thon, oranges et les trois thés.
Petit déjeuner : thé ou café au lait en poudre de chèvre, chocolat, tartines de confiture (orange, figue, abricot) miel et vache qui rit.
La voiture d'Ahmed possède à l’avant une outre en peau de chèvre
"ABAYOR"
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